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16
juillet 2003
Le tournoi de sumô (相撲)
à Nagoya
Le grand jour est arrivé ! Nous allons assiter
au tournoi de sumo qui se tient à Nagoya
pendant l'été. Mais avant, nous avons
un peu de temps pour visiter le château de Nagoya
car il se trouve tout près du "stade" où
a lieu le tournoi.
Le château est resplendissant. A son sommet sont
posés 2 shachihoko, ces créatures marines
entre le dauphin et le dragon. Le château
contient peu de petits objets en exposition. Tout paraît
très neuf, sans doute a-t-il été
reconstruit et rénové récemment.
La reconstitution grandeur nature d'une rue de Nagoya
à l'époque d'Edo, mise en son et lumière,
est très intéressante. On s'y croirait
! Dans les douves du château; quelques pauvres
biches sont enfermées... Les biches semblent
très à la mode dans les lieux touristiques
au Japon (Nara...) mais pourquoi donc ? Montées
au 7ème étage du château, on domine
toute la ville. C'est un véritable contraste
de voir que ce château côtoie les buildings.
Mais c'est le Japon !
A
peine arrivées dans l'enceinte des sumô,
nous sommes assaillies de mille images ! Des jeunes
hommes avec un costume particulier sont postés
à l'entrée. Ce sont les placeurs et porteurs
des paniers repas. Une fois dans le couloir, c'est l'effervescence.
Pour nous, tout est nouveau et C** et moi ne savons
plus où donner de la tête ! Un énorme
sumô hawaien prend nos tickets et direction nos
places guidées par notre porteur/placeur. Tous
ces sacs pour nous ? On va se casser le ventre ! Dans
la salle, tout le monde a les yeux rivés sur
le dohyo. Hommes, femmes, enfants, tous sont absorbés
par le spectacle. On vient en famille, en couple ou
entre amis. Et il y a de vrais fans... et pas seulement
des hommes ! Mme S** est d'ailleurs une très
grande amatrice. Nous sommes installées dans
un petit box à 4 places, assises sur des coussins.
Il y a plus confortable mais nous sommes dans l'ambiance.
Le repas est conséquent : agemono, futo maki,
yakitori,
tsukemono, poisson, crevettes, edamame
et fruits ! Le tout accompagné de sake ! Dommage
que ma maladresse habituelle me fasse tout renverser
lorsque je tente d'extirper mon bento de sa boîte...
la honte. Je suis super gênée, surtout
au milieu des Japonais. Ici, on a vraiment l'impression
de ne pas avoir droit à l'erreur. Je plains les
enfants. Un pas de trop et c'est fini ! Enfin, en "façade",
tout va bien, ce n'est pas grave mais je suis sûre
qu'ils n'en pensent pas moins : le vieux cliché
de l'occidentale maladroite et peu raffinée.
Je sais, c'est méchant de dire cela vu ce contexte
où tout le monde est adorable mais c'est aussi
cela, le Japon.
Les combats ne durent que quelques secondes,
c'est effarant. Pour moi qui ne connaît pas les
règles, je n'ai même pas le temps d'essayer
de comprendre. Les lutteurs sont énormes mais
majestueux avec leur ceinture nommée mawashi
(de "mawasu", tourner). Avant chaque combat, les sumô
défilent et montent sur le dohyo. Entre chaque
combat de plus, on nettoie le sol. Lorsque Takami Sakari
arrive, la foule est en délire. Il est très
populaire car il a son propre style de lutte. Quel grand
acteur car son lancé de sel sur le dohyo est
un vrai cinéma.
Avant de commencer le combat, les lutteurs se saluent
puis jettent du sel (shiomaki) pour se protéger
des esprits. Comme pour tout dans la culture japonaise,
chaque mouvement est codifié. Lors du combat,
le premier à sortir du cercle tracé sur
le dohyo a perdu.
Parce que c'est le dernier jour du tournoi, un sumô
exécute la cérémonie du yumitori,
une sorte de danse rituelle au moyen d'un grand arc.
Après, tout le monde dans le public jette son
coussin en direction du dohyo. Cette journée
fut une belle plongée dans les traditions japonaises
et reste l'un des grands moments de mon voyage. La
suite
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