18 juillet 2003

Déception
Deuxième et dernier cours de karaté... c'est dommage mais je ne me sens pas tellement d'attaque. Et pour cause, j'ai eu la pression dès le matin. Telle une petite fille de 10 ans, je me suis entendue répéter les précautions d'usage lorsqu'on est européenne en jupe courte et qu'on se balade dans la ville (quand on voit la longueur de certaines jupes chez les Japonaises... ça me fait doucement rigoler) : surtout, je ne dois pas monter dans la voiture d'un monsieur s'il me propose d'aller faire un tour... !!! Et ça continue sur tout le trajet en voiture car je suis obligée de traduire tout ce que C** et moi disons en français. Pas toujours évident quand on parle de nos familles un peu crampons... du coup, je n'ose plus rien dire, de peur de me retrouver coincée.

Distributeurs de babioles dans un supermarchéAprès le karaté, nous nous perdons un peu suite à des explications nébuleuses pour trouver un magasin. Au Japon, on dessine un plan de quartier pour quelque chose situé à 10 km... Nous nous posons finalement dans un restau que C** a déjà testé avec les N**. Pour 700 yen seulement, je peux manger des agemono, des légumes, du riz et des spaghettis bolognaises. Mais le temps, une fois de plus, tourne vite alors filons vers un centre commercial (Okida Park) non encore exploré jusqu'ici : oui, au Japon, il y en a beaucoup dans une même ville ! Nous passons au moins une heure dans un gigantesque 100 yen shop. Il y a également un supermarché bien achalandé. Comme je commence à connaître mieux les produits du quotidien, j'ai envie de tout acheter. Pour le bonheur des enfants, il ya des rangées de distributeurs de gadgets et babioles (figurines aux couleurs de leur anime préféré : Sailor Moon, Hamtaro, Walt Disney et compagnie...).

16h30... déjà l'heure de retourner à la gare mais grosse déception une fois arrivées, le prochain train n'est qu'à 18h00. Nous nous sommes pressées pour rien. Petit coup de téléphone pour ne pas susciter d'angoisse puisque nous étions censées rentrer plus tôt. Nous avons donc le temps de faire encore quelques courses. A l'annonce du train, j'ai un doute... "Tokkyu", ça ne veut pas dire "direct" ? Mais non, je demande au chauffeur et celui-ci me confirme que le train s'arrête bien à Unuma. Le train est niquel mais pas de places assises : soit elles sont dédiées à la réservation, soit il n'y a plus de place. Bizarre quand même cette histoire de réservations... mais nous arrivons sans encombre 2 arrêts plus tard. Cependant, dès le portillon franchi, C** remarque le visage à la fois effaré et angoissé de ma "maman" d'accueil. Que se passe-t-il ? Grand malheur, nous avons pris un "express" (c'était ça le fameux tokkyu) dont le tarif est plus cher avec un billet au tarif normal ! Quelle histoire pour si peu ! D'autant qu'il est difficile de démêler le souci réel et la peur de la honte de Mme S**. Nous ramenons C** dans sa famille d'accueil et une fois de plus, j'ai l'impresssion qu'on décide du chronométrage de notre programme de demain. De retour à la maison, l'atmosphère se détend quand même sans doute grâce au délicieux yakiniku et au saké ! La suite

 
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