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10
juillet 2003
Dans le dédale des petites rues
// Sentô et rotenburo
Rentrées, nous profitions du temps libre jusqu'au retour
de la maîtresse de maison pour surfer sur internet.
Enfin, je vais pouvoir donner de mes nouvelles par mail !
Avec un emploi du temps si chargé, je n'ai même
pas eu le temps de chercher un cyber café. Mais ce
n'est pas gagné avec le clavier japonais... quelle
galére ! Clavier Qwerty, touches totalement inexistantes
sur les claviers occidentaux, signes barbares... il suffit
d'appuyer au mauvais endroit pour que tout devienne incompréhensible.
Petit détour par la chambre de ma compagne de voyage.
C'est une véritable washitsu (和室),
une pièce japonaise avec tatamis et tokonoma.
Notre dîner est gargantuesque : yakisoba,
salade de tomates, tsukemono (concombre, aubergine), sauté
de pommes de terre et de shiitake, croquettes de viande et
de maïs, poulet frit... et tout cela avec du riz bien
sûr !
En
route pour le moment tant attendu : le sento, le bain
public japonais ! Comme dans la plupart des lieux japonais,
on laisse ses chaussures à l'entrée. Les tickets
s'achètent via un distributeur (dans lequel on trouve
aussi du savon, une serviette...). Puis, nous franchissons
en choisissant bien (!) le noren
orné du kanji femme (onna - 女)
et nous voilà au milieu d'une vaste pièce où
s'alignent des casiers où chacun remise ses vêtements
et sa serviette. Bon, eh bien, il faut maintenant se jetter
à l'eau ! Difficile d'imaginer une mère française
emmenant des étudiants étrangers dans un sauna...
mais pour Mme N**, cela semble naturel. On n'a pas honte de
montrer son corps au sentô. La gêne de la nudité
ne m'effleure même pas car tout le monde est dans le
même cas, jeunes comme vieilles femmes. Mais tout de
même, avec nos corps d'occidentales, on nous regarde
pas mal ! Nous passons dans la pièce principale où
de petits tabourets, des robinets d'eau (très) chaude
et une cuvette nous attendent pour nous savonner. Car au Japon,
on prend son bain en étant propre. Le bain est en effet
plus un moment de détente qu'une ablution. On se savonne
donc et on se rince à coup de grandes bassines d'eau.
Après ce récurrage dans la moiteur de la pièce,
on peut entrer dans le bassin et se prélasser. Passée
la surprise de l'eau trop chaude, c'est vraiment très
agréable. Mais le meilleur nous attend car en plus
des nombreux bassins, ce bain public comporte un rotenburo
(露天風呂), un bain en plein air !
Mon rêve ! Enfin réalisé ! Comme si nous
étions dans un onsen
! Je n'aurais jamais imaginé faire une telle expérience
lors de mon voyage. Ce fut un moment magique, même le
clair de lune était là ! Imaginez-vous, plongé
dans une eau très chaude, transpirant certes, mais
sentant la légère brise du soir et contemplant
la lune en vous laissant masser les épaules par une
cascade d'eau... un vrai bonheur. Dommage que l'endroit n'ait
pas été propice aux photos... mais de toute
façon, il faut le vivre pour comprendre.
Ndw : j'ai pris des photos d'un onsen privatif lors
de mon deuxième séjour, pour les découvrir,
consultez le diaporama Société... Curiosités. La
suite
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