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13
juillet 2003
La
préfecture de Gifu (岐阜県) // Tanigumisan
Mme A** nous emmène en balade ! Je suis ravie. Elle va nous
faire découvrir l'ouest de la préfecture de Gifu.
Tout d'abord, grosse surprise et émerveillement, nous allons
dans un onsen dans la ville d'Ikeda. Un vrai, en
pleine nature, avec
eau de source et bassin extérieur au pied de la montagne.
J'y serai bien restée plus longtemps !
Par une route très sinueuse, nous parvenons jusqu'en haut du
Mont Ikeda (Ikedayama - 池田山). Le sommet est également une
base de départ pour l'ULM. Normalement, on peut voir toute
la vallée mais il y a trop de brume aujourd'hui... ah dur
dur l'été japonais.
Sur la route qui nous mène à Tanigumisan, nous
faisons deux haltes. La première nous fait
découvrir un petit temple bouddhique avec une
énorme cloche. Lorsqu'on la frappe avec le lourd
bélier en bois, la cloche qui résonne est
amenée à nous faire penser à nos
ancêtres disparus. Car tel le bruit de la cloche qui revient
en cercle, le souvenir de nos morts reste dans notre coeur.
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Nous découvrons également
des champs de thé.
Ce sont de tout petits arbustes sur lesquels sont prélevées
chaque année les feuilles de thé. De drôles
d'hélices parsèment les champs. Ces ventilateurs
sont là pour assécher l'air et maintenir
les feuilles de thé en bonne santé. Le
thé se ceuille jeune lorsque les feuilles sont
vert clair.
Une troisième halte surprise vient combler nos
yeux. Arrêt près d'une magnifique cascade
à la végétation luxuriante et odorante.
De nombreuses familles y font un barbecue.
Arrivées à Tanigumisan, c'est l'heure
de déjeuner et Mme A** tient à nous faire
goûter la spécialité du coin : l'anguille
(unagi). C'est donc dans un décor tout traditionnel,
servies par des dames en kimono, que nous dégustons,
assises sur les tatami, un unagidon : bol de riz surmonté
de tranches d'anguille grillée et marinée
à la sauce soja. Et pour le pittoresque, il faut
avaler l'intestin de l'anguille !
La rue qui mène au temple Kegonji est bordée
d'échoppes traditionnelles en bois. J'ai l'impression
que le temps s'est arrêté ici... et je
ne suis pas au bout de mes surprises, le temple est
magnifique. La découverte commence dès
l'entrée avec un drôle de personnage faisant
l'aumône mais dont le visage est caché
par un large chapeau de paille. C'est l'assistant du
bonze du temple me dit-on. L'entrée est également
ornée de 2 statues de dieux démons. L'un
à gauche, ferme la bouche et fait "U" ; l'autre
à droite ouvre la bouche et fait "A" (ndw : des
photos de ces gardiens Niô
sont visibles dans le diaporama Religion
du Japoscope). On peut
également voir de petites sandales de paille
tressée, des wanaji.
Une fois arrivé au temple en lui-même,
on s'approche d'une coupe fumante où sont plantés
des bâtons d'encens et on amène à
soi la fumée d'un geste de la main afin de rester
en bonne santé et être protégé.
Devant l'autel, on répète 6 fois "Namu
Amida Butsu" et on joint les mains pour une courte prière.
Dans cette atmosphère humide, entourée
de bois et de souvenirs du passé, c'est un émerveillement.
Mme A** prend beaucoup de plaisir à m'expliquer
tous les rituels religieux et je suis heureuse de la
voir comme ça. Quelle bouffée d'oxygène
pour elle ! Pour un temps, elle peut oublier maison,
mari, ménage... Mme A** nous propose de descendre
à l'intérieur d'une sorte de "crypte"
qui est sous l'autel. Sans trop savoir ce qui m'attend,
mais plutôt confiante, je descends un escalier
escarpé et je me retrouve plongée dans
le noir le plus total. Ca fait une drôle d'impression...
Je dois avancer dans une sorte de couloir, dans l'obscurité,
en suivant le mur de mes doigts. Et pour parfaire le
tout, j'entends au-dessus le bonze qui psalmodie ses
sutras... lugubre ! A la sortie du "tunnel", je reste
perplexe : le couloir a tourné puisque je ressors
par l'entrée mais je ne m'en suis même
pas aperçue. D'après ce que me dit Mme
A**, passer cette "épreuve" avec succès
vous permet de tout affronter dans la vie par la suite.
Puis
vient le temps de tirer une prédiction, un omikuji.
J'ai de la chance, c'est plutôt bon ! Mme A**
ne me traduit pas tout mais les deux caractères
signifient un "grand bonheur". Je n'aurai donc pas besoin
d'accrocher mon omikuji à une branche pour éloigner
le mauvais sort.
Nous
découvrons ensuite un autre endroit très
particulier du temple, le lieu où sont réunies
les prières pour avoir des enfants. A cet effet,
les couples fabriquent des tresses d'origami contenant
1000 petites grues. Ils viennent ensuite l'accrocher
au temple et font une prière. Le mur est orné
également de bavoirs d'enfants. On peut y lire
les remerciements des familles une fois l'enfant né.
Dernier point de notre visite, une statue ornée
de papiers devant laquelle on vient déposer une
offrande sous forme de bougie. Les bouts de papier collés
symbolisent le souhait de guérir cette partie
du corps.
Il nous faut encore découvrir un cerisier millénaire
: Usuzumi sakura,
dans la ville de Neo. Il est majestueux et imposant.
Dommage que nous ne soyons pas au printemps pour le
voir en fleurs... et aussi parce qu'une averse torrentielle
est en train de se déverser sur nos parapluies
! Juste le temps de prendre une photo et on remonte
en voiture ! Quelle journée bien remplie ! La
suite
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